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Trouver un syndic Îles du Frioul : un peu d’histoire sur notre ville de Marseille

Ces îles, du fait de leur position stratégique en rade de Marseille, en ont constitué pendant longtemps les défenses avancées : chaque éminence porte un fort militaire, et les batteries, tranchées, postes d’observations, parsèment l’ensemble de l’archipel. Dès Henri IV, un fort très important couronne l’île Ratonneau, actuellement totalement enfoui sous les reconstructions successives. Puis ce fut l’île d’If qui est fortifiée et, sous Louis XIV, les fortifications sont étendues à l’ensemble de l’archipel par Vauban. D’autres constructions militaires sont édifiées sous Napoléon.

Sous la Troisième République avec le système Séré de Rivières, la majorité des fortifications de l’archipel sont reprises ou édifiées : les forts de Ratonneau et celui de Pomègues, le fort du Brégantin, la tour de Pomègues, les batteries du cap de Croix, du cap Caveaux, etc. Ces fortifications édifiées entre 1860 et 1900 donnent à l’archipel son paysage actuel. En 1902, l’armée édifie le dernier bâtiment militaire, le sémaphore de Pomègues, qui veille sur la rade pendant 90 ans.

Pendant la Première Guerre mondiale, des ballons d’observations sont stationnés avant d’être transférés à Gémenos, au quartier des Paluds, en 1923.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, et notamment lors de la libération de Marseille, le Frioul connait le feu des armes. L’occupation allemande investit les fortifications de l’île, et les modifie ou complète par la construction de batteries nouvelles, de redoutes, toujours clairement identifiables à ce jour par leur construction en béton armé, dont les batteries de marine du cap Caveau sont un exemple impressionnant. Ces travaux sont menés par le Service du travail obligatoire, pour lequel nombre de Marseillais sont réquisitionnés par les Allemands. Les Alliés s’emploient à bombarder massivement l’archipel, inhabité mais lourdement fortifié, pour détruire ces défenses avancées qui leur entravent l’accès à la ville. Aujourd’hui encore, malgré la végétation sauvage qui a repoussé, les photos aériennes montrent un sol lunaire parsemé de cratères de bombes, surtout à Ratonneau.

Après la guerre, les îles restent terrain militaire. En 1959, un hangar, toujours visible, est construit pour abriter les filets anti-sous-marins destinés à être mouillés devant la rade et le port, installés par la marine sur l’archipel à partir de 1928. Une rampe de mise à l’eau est édifiée sur le quai de Pomègues au sud du plan d’eau.

Dans les années 1950 et 1960, jusqu’à quatre escorteurs d’escadre et quatre chasseurs de mines de 1 500 tonnes peuvent être simultanément à quai2.

L’archipel reste propriété de la Défense nationale et interdit au public jusqu’en 1975, année où le maire Gaston Defferre obtient de la Défense l’autorisation de transformer la rade militaire déclassée en port de plaisance, bordé d’un noyau urbain de 450 logements, quelques commerces et d’une caserne de pompiers. Un service de navettes maritimes est créé à cette occasion, pour permettre à ces habitants de vivre. Le reste des îles a été cédé à la commune de Marseille par le ministère de la défense à partir de 1995.

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